Il a les yeux couleur océan. Une profondeur dans le regard que l’on retrouve dans cette grande bleue dans laquelle il ne cesse de se glisser comme dans un songe, et où il nous entraîne avec lui par le biais de ces exceptionnelles prises de vues sous-marines et de ces récits proches de « Vingt mille lieues sous les mers ». Laurent Ballesta manie ainsi l’image et le verbe, la profondeur de champ et celle des mots. On lui doit notamment des reportages dans le National Geographic, des expositions et des livres. Le biologiste marin français, caution scientifique de Nicolas Hulot dans l’émission de télé «Ushuaïa Nature» depuis 1999 et cofondateur d’Andromède Océanologie, une société dont l’objet est de conduire tous types de projets liés à l’étude et à la valorisation de l’environnement marin, ne reste jamais bien longtemps à la surface des choses. Ce natif de la région de Montpellier veut comprendre, faire comprendre, partager cette passion subaquatique qu’il a chevillée au corps depuis sa plus tendre enfance. « Le monde sous-marin est digne d’une exploration spatiale. L’occasion de transformer la science-fiction en une réalité palpable et harmonieuse. Au seuil de l’an 2000, seul 1% des océans a été exploré, et on y fait donc des rencontres du troisième type (il a notamment découvert le limbert à filament et le gobie d’Andromède en Méditerranée occidentale, deux espèces de poissons qui n’avaient jamais été photographiées auparavant, ndlr). Explorer cet univers immergé, c’est comme entrer dans une dimension parallèle, car la distance physique qui nous en sépare est proche et, pour autant, nous nous retrouvons sur une autre planète. Ce sentiment se démultiplie lorsque l’on ose dépasser la barre des 100 mètres, et pénétrer la zone crépusculaire. Au-dessus de nous, 100 coups de palmes à donner, et pourtant, on ouvre la porte spatio-temporelle des meilleurs romans de science-fiction. C’est mon « Stargate » à moi ! Un extraordinaire passage qui, en quelques minutes, nous transporte vers des créatures qui n’ont généralement jamais vu d’êtres humains jusque-là… »
Entre licornes des mers et coelacanthes Le monde du silence rend Laurent Ballesta prolixe une fois sur la terre ferme. Il raconte aussi ses escapades aquatiques avec les narvals, ces licornes des mers, ou ce fantasme devenu réalité quand il a nagé avec le mythique poisson coelacanthe à 120 mètres de fond. Car il fréquente aussi bien les eaux où les rayons du soleil transpercent encore les flots que celles où le bleu cède sa place au noir opaque, grâce à la technique du recyclage électronique…….















