30° Degrés Magazine - Plongée

Plongée
safari marteau à Bimini

Texte: 30° Degrés Magazine: Sophie Czaplejcwiz | Photo: Franco Banfi

Dix îles et îlots, 2000 habitants et un feeling de mers du Sud : à Bimini, c’est bikini obligatoire ! Certains viennent bronzer ou faire tinter les bandits manchots du casino local. Mais l’archipel, isolé à l’ouest des Bahamas, à tout juste 80 km de Miami, est surtout devenu l’un des rendez-vous favoris des plongeurs de gros. Sous la surface croisent des bêtes aux dents bien acérées: requins marteaux, taureaux et nourrices.

Sur le bleu de l’océan, virant au tapis turquoise près des côtes, s’éparpille un chapelet vert. Des îles basses hésitant entre sec et spongieux se dessinent, bardées de mangroves et de lagunes saumâtres, soulignées du blanc aveuglant de plages coralliennes. En moins d’une demi-heure, deux mondes s’empilent. A la fièvre de la Floride du Sud, répond le calme assoupi de la piste d’atterrissage de South Bimini. Un terminal grand comme trois pommes, une âme de village et, déjà, des speedboats pour prendre le large.

Ponce de León vint y chercher la fontaine de Jouvence. Des archéologues, pas tous farfelus, croient y avoir découvert des vestiges d’une chaussée de l’Atlantide. Et le docteur Samuel Gruber y a fondé, en 1990, le Shark Lab, une station de recherche dédiée aux requins – inhabituellement nombreux dans le secteur. Entre décembre et avril, les plongeurs au sang froid font écho à l’un de ses sujets d’étude favoris : quel impact le shark feeding a-t-il sur le comportement de ces drôles de bestioles ?

Cap sur Hammer Headquarters
Il faut moins d’une demi-heure, depuis la marina du Big Game Club Resort, pour atteindre le spot de Hammer Headquarters. Basculant dans les eaux tièdes, les divers n’ont pas grande distance à parcourir : vers 8-9 m, le fond est atteint : une plaine sableuse nue, balayée par un courant léger venant du nord. Aucun défi sportif ici. (...)

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