30° Degrés Magazine - Hôtel Drifter

Hôtel Drifter
flash-back Louisiana

Texte: 30° Degrés Magazine: Claude Hervé-Bazin | Photo: Nicole Franzen for Design Hotels™

C’est un banal motel. Ou plutôt c’était un banal motel. Un de ces millions d’établissements semés sur les routes américaines et aux marges des villes, où l’on gare sa voiture devant sa porte avant de s’engouffrer dans la chambre pour s’affaler devant la télé. Et repartir.

New Orleans, Mid-City, 3522 Tulane Avenue. A 3 miles du Vieux Carré et de ses maisons à balcon coloniales fleurant bon la Louisiane nostalgique, la banlieue américaine règne ici en maître absolu. Pas de jazz à tous les coins de rue ni de cartomanciennes, mais une large artère sans âme déroulant son cortège de lampadaires, de stations-service et de maisons de retraite. C’est là, à côté d’un magasin de fripes (Royal Beauty) et face à un diner jamaïcain débitant son jerk chicken aux habitués, que s’amarre le Drifter. Un ancrage bien modeste, qui sied parfaitement à cet ancien motel bâti en 1956 dans le sillage des premiers road trips transaméricains et des errances des hérauts de la Beat Generation.
Abandonné au lendemain de la dévastation de l’ouragan Katrina en 2005, le lieu a été réveillé par un trio de jeunes entrepreneurs. Leur vision ? Faire de cette vieille escale pour hoboes et middle-class un nouveau hotspot pour la génération digitale. Le conformisme de l’époque est devenu anticonformisme. La banalité originalité.

Le motel remis au goût du jour
Le cube en briquettes de la réception/slash/bar égrène son MOTEL à l’ancienne, auquel répond un NO VACANCY de néons roses. Derrière, le Drifter a gardé la carcasse simpliste de ses origines, aux deux étages reliés par des escaliers métalliques extérieurs et la sempiternelle piscine aux chaises longues. Trois bouquets de palmiers et quelques balisiers, remplaçant le goudron de l’ancien parking, terminent l’oasis.(...)

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